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lundi 23 juillet 2012

23072012 QUOI DE NEUF ?



DESOLE, LES GADGETS SONT PASSES EN FIN DE PAGE, LA MISE EN PAGE DE GOOGLE BLOGGER N'EST PAS STABLE "2 FOIS EN UNE SEMAINE" ET IL EST IMPOSSIBLE DE CORRIGER SEUL.


DIVERS

Science ??? Fiction !!!

La recette de la méduse artificielle? Silicone et cellules cardiaques de rat

AFP
Une méduse
Une poignée de silicone, quelques cellules de coeur de rat et une bonne dose d'ingéniosité: il n'en a pas fallu davantage à des chercheurs américains pour fabriquer un mini robot organique reproduisant la nage de la méduse.

Pour ces scientifiques spécialisés dans l'ingénierie du vivant, principalement à des fins médicales, la méduse paraissait le sujet d'étude idéal. L'invertébré utilise en effet une technique de natation éminemment simple: une alternance de deux mouvements de l'ombrelle qui propulse l'animal par bonds successifs, très proche des battements d'un coeur humain.
"En 2007, je me suis dit que nous étions peut-être passés à côté de quelque chose en cherchant à comprendre les lois fondamentales des pompes musculaires", raconte Kevin Parker, de l'Université de Harvard.
"J'ai commencé à m'intéresser aux organismes marins qui pompent pour survivre. Puis j'ai vu une méduse dans un aquarium et j'ai tout de suite remarqué les similitudes et les différences entre le pompage d'une méduse et celui d'un coeur humain", ajoute-t-il.
Pour fabriquer le corps de leur "médusoïde", les chercheurs ont opté pour une fine membrane de silicone aux propriétés proches de la gelée composant la méduse et dotée de huit bras imitant les appendices de l'animal.
Ils ont ensuite imprimé sur cette membrane de 9 mm de diamètre une structure de protéines reproduisant l'architecture musculaire de leur modèle, où ils ont cultivé et organisé des cellules musculaires cardiaques de rat.
Ces cellules cardiaques ont la particularité de conserver leur capacité à se contracter et de pouvoir ainsi produire des mouvements natatoires contrôlés.
Stimulateur cardiaque
C'est exactement ce qui s'est passé lorsque les chercheurs ont plongé leur création dans un fluide conducteur d'électricité et qu'ils y ont fait passer un courant oscillant entre 0 et 5 volts: comme un coeur réanimé, le médusoïde a nagé, produisant des contractions synchronisées similaires à celles d'une méduse.
Le robot organique avait même en réalité commencé à se contracter légèrement avant de recevoir les stimulations électriques, notent les scientifiques, qui publient leur invention dans la revue britannique Nature Biotechnology.
"J'ai été surpris du peu de composants nécessaires pour reproduire le comportement de nage qu'on retrouve chez la méduse biologique", déclare John Dabiri, professeur de bio-ingénierie à l'Institut de Technologie de Californie (Caltech, Etats-Unis).
"Je suis agréablement surpris que nous ayons pu nous approcher des performances biologiques naturelles, mais aussi du fait que nous allons probablement améliorer ces performances", assure-t-il.
Selon les chercheurs, la méthode utilisée pour fabriquer ce médusoïde pourrait être reprise pour bâtir des organes musculaires humains. En collectant des cellules de muscle cardiaque d'un organisme et en les réorganisant artificiellement, il serait ainsi possible de construire un stimulateur cardiaque entièrement constitué de matériaux biologiques, estiment-ils.
Les créateurs du médusoïde planchent actuellement sur un système autonome capable de se mouvoir et de détecter des signaux par ses propres moyens, à l'instar du coeur humain.
Ils aimeraient également perfectionner leur création pour lui permettre de nager de manière autonome et de trouver sa propre nourriture.
La voie serait alors ouverte pour fabriquer des systèmes capables de vivre dans le corps humain durant des années sans avoir à se soucier d'en changer les batteries.





POLITIQUE


Syrie : la Ligue arabe presse Assad de partir en échange d'une sortie "sûre"

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Les pays de la Ligue arabe se sont réunis dimanche soir à Doha pour trouver une sortie de crise en Syrie. 
Les pays de la Ligue arabe se sont réunis dimanche soir à Doha pour trouver une sortie de crise en Syrie. | AP/Osama Faisal
Les pays de la Ligue arabe ont pressé le président syrien, Bachar Al-Assad, de renoncer rapidement au pouvoir en échange d'une sortie "sûre" pour lui-même et sa famille, au terme d'une réunion à Doha.
Cette initiative est destinée à "mettre fin à l'effusion de sang", à "préserver l'unité de la Syrie" et à "garantir une transition pacifique du pouvoir" dans ce pays membre de la Ligue arabe, selon le communiqué final de l'organisation publié dans la nuit de dimanche à lundi 23 juillet. Le premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassam Al-Thani, a exhorté le président Assad a prendre une décision "courageuse" pour sauver son pays. 

GOUVERNEMENT DE TRANSITION DE L'OPPOSITION
Cheikh Hamad a déclaré aux journalistes qu'"il y a une entente sur une démission rapide du président Bachar Al-Assad pour une sortie sûre", en rendant compte des travaux du comité ministériel arabe, chargé de la crise syrienne (qui regroupe le Qatar, l'Arabie saoudite, le sultanat d'Oman, l'Egypte, le Soudan, l'Algérie, l'Irak et le Koweït), suivi de la réunion ministérielle des pays de la Ligue arabe. Il a ajouté que les ministres avaient appelé l'opposition et l'Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs et de civils armés, à mettre en place un gouvernement de transition.
Ce gouvernement, qui aura pour mission de "favoriser une transition pacifique", doit "rassembler les forces de l'opposition en Syrie et à l'étranger" ainsi que "l'autorité nationale de facto", ont indiqué les ministres dans leur communiqué final sans préciser ce qu'ils entendent par autorité "de facto".
Ils ont, en outre, appelé l'ONU à modifier le mandat de l'émissaire international en Syrie Kofi Annan pour que sa mission soit axée sur le départ de Bachar Al-Assad et une transition pacifique du pouvoir, selon le texte.

CRÉATION DE "COULOIRS HUMANITAIRES"
Le premier ministre du Qatar et le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi ont été chargés de se rendre à Moscou et à Pékin pour exposer les conclusions de la réunion de Doha aux dirigeants de la Russie et de la Chine, alliées de Damas, qui ont usé de leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU à trois reprises pour bloquer des résolutions prévoyant des sanctions contre le régime de Bachar Al-Assad.
Parallèlement, les pays arabes vont demander une réunion extraordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU pour la création en Syrie de "zones de sécurité" et "des couloirs humanitaires" notamment. Les ministres ont par ailleurs décidé d'allouer, par le truchement de la Ligue arabe, une aide de 100 millions de dollars aux réfugiés syriens, a indiqué cheikh Hamad.

COMBATS À DAMAS ET ALEP
Les réunions de la Ligue arabe se sont tenues alors que l'armée syrienne, appuyée par des chars, a lancé dimanche des offensives pour reprendre des quartiers de Damas et d'Alep (nord) au lendemain de succès des rebelles en Syrie.
>> LireChars et hélicoptères dans les combats à Damas et Alep
Les forces de Bachar Al-Assad ont repris dimanche aux insurgés deux quartiers de Damas, affirment des opposants au régime. Ces derniers font état d'exécutions sommaires d'au moins 20 hommes désarmés dans les quartiers de Mezzeh et de Barzeh, où est notamment intervenue la 4e division blindée, une unité particulièrement redoutée placée sous le commandement de Maher Al-Assad, frère du président syrien.
Cette vaste contre-offensive fait suite à l'attentat de mercredi qui a tué quatre hauts responsables syriens de la sécurité en plein cœur de Damas et au troisième veto de Moscou et Pékin. Au total, 1 260 personnes ont été tuées dans les violences en Syrie depuis une semaine, dont 931 civils, 299 soldats et membres des forces de sécurité syriennes et 31 soldats rebelles, a affirmé dimanche l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (OSDH).




Guillaume Peltier et Geoffroy Didier vont créer le mouvement de la "Droite forte" au sein de l'UMP

Le Monde.fr avec AFP
Guillaume Peltier.
Guillaume Peltier. | DR

Les sarkozystes Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, tous deux secrétaires nationaux de l'UMP, ont annoncé, lundi 23 juillet, leur intention de créer un nouveau mouvement à l'UMP, la "Droite forte", qu'ils situent à mi-chemin entre les Humanistes et la Droite populaire, à la droite du parti.

"'La Droite forte', c'est la droite de demain, c'est la droite qui a le sarkozysme pour fondation, la France pour espérance, l'Europe comme horizon et le peuple comme boussole", soulignent dans un communiqué les deux trentenaires, pour qui "le sarkozysme n'est pas une nostalgie" et constitue "bien plus qu'un héritage".

La "Droite forte", dont la création avait été esquissée dès le lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle par Brice Hortefeux, fidèle parmi les fidèles de l'ancien président, devrait être officiellement lancée le 15 septembre à Paris, lors d'un "rassemblement des parrains et référents départementaux" du mouvement, avant la présentation d'une motion au congrès de l'UMP, le 18 novembre.
Outre l'élection du président de l'UMP, le congrès sera en effet aussi l'occasion d'entériner la création des "mouvements", une disposition prévue dans les statuts fondateurs de 2002 mais jamais appliquée jusqu'à présent.





ECONOMIE

Le pouvoir d’achat a-t-il vraiment baissé?

Paul Prescott/Shutterstock
Paul Prescott/Shutterstock

A l’heure des soldes, le pouvoir d’achat connaît sa plus forte chute depuis vingt-huit ans. Mais, au fond, le pouvoir d’achat a-t-il vraiment baissé ? Le net nous en dit plus.

Hausse du taux de chômage, croissance en berne, repli de l’investissement des entreprises… L’activité de l’économie française s’annonce peu dynamique en 2012. Et quid du pouvoir d’achat en tant que “quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec une unité de salaire” ? L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) prévoit une baisse de 1,2 % par unité de consommation, toujours pour l’année 2012, soit la plus forte chute depuis 1984, où le recul était de 1,9 %.
Plus généralement, au cours du XXe siècle, le pouvoir d’achat du revenu moyen par foyer a connu un taux de croissance annuel moyen de 4,84 % durant les Trente Glorieuses (1948-1978), alors que les périodes 1900-1948 et 1978-1998 stagnaient relativement avec des taux allant de 0,18% à – 0,01%.
Le pouvoir d’achat est calculé par la différence entre le revenu des ménages et l’indice des prix, l’Insee établissant une moyenne au niveau national. Mais vu que le pouvoir d’achat varie en fonction des ménages et des catégories socioprofessionnelles, l’Institut a créé un indicateur (un peu compliqué !) pour analyser l’évolution au cas par cas.
Les prévisions de l’Insee pour l’année 2012 sont imputables à l’augmentation des taxes et des impôts par le gouvernement Fillon. Les prix sont en hausse tandis que la plupart des salaires n’ont pas augmenté. Seuls les plus riches ont vu augmenter leurs salaires, d’où un renforcement des inégalités de pouvoir d’achat. Enfin, la croissance européenne faible voire nulle influe sur l’économie française, et l’euro reste encore associé dans l’opinion à la baisse du pouvoir d’achat dix ans après son entrée en vigueur. Avec sa table de conversion euro/franc, l’Insee permet néanmoins de savoir ce qu’il en est vraiment.
Jean Viard, un sociologue proche du PS, s’inquiète de l’évolution moins rapide des revenus, comme des modes de vie et de la situation “quasi révolutionnaire” provoquée par la crise actuelle. Pourtant, selon Dominique Seux et Jean-Marc Sylvestre, journalistes économiques, la baisse du pouvoir d’achat se révèle être un mythe, car, si l’on calcule en minute de smic, le prix de la cigarette a certes flambé, mais là où la baguette de pain coûtait 6,3 minutes de smic en 1992, elle ne vaut que 5,6 minutes en 2012.
Mythe ou non, ces sombres prévisions sont un coup dur pour le nouveau gouvernement malgré la revalorisation récente du salaire minimum.
le 12 juillet 2012 à 17h23

 

 

Agenda de l'industrie : semaine de 23 au 29 juillet

Par  - Publié le
JO Londres
© Ben Sutherland - Flickr - c.c.
L'autombile devrait encore largement occuper l'actualité industrielle cette semaine. Au programme, PSA réunit un deuxième comité central exceptionnel mercredi. Une pluie de résultats doit également tomber : les constructeurs Renault et PSA, l'équipementier Faurecia et le groupe Nexans. La fin de semaine sera marquée par la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres.

lundi 23 juillet
Economie - Publication des chiffres de la dette publique en zone euro au premier trimestre 2012.
mardi 24 juillet
Environnement - Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault rencontre les organisations non gouvernementales engagées dans le suivi du Grenelle de l'environnement pour la préparation de la conférence environnementale de la rentrée.
Agroalimentaire - Un acteur mondial de l'agroalimentaire doit faire part décision stratégique, concernant les marchés français et européen. Quant à l'identité du groupe, mystère...
Energie - La CNEF présente, devant les députés et sénateurs membres de l’OPECST, son premier rapport sur le contrôle de l'adéquation des provisions prévues par les exploitants d’installations nucléaires en vue du démantèlement des installations nucléaires de base et de la gestion des combustibles usés et des déchets radioactifs.
Indicateurs - L'Insee publie  son enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie pour le mois de juillet.
Sous-traitance - L'équipementier automobile Faurecia présente ses résultats semestriels.
mercredi 25 juillet
Automobile - PSA présente ses résultats semestriels après le séisme qu'a provoqué l'annonce de son plan de restructuration. Le groupe convoque également un deuxième comité central d'entreprise extraordinaire.
Economie - L'Insee publie son enquête trimestrielle de conjoncture dans l'industrie.
La Dares publie les chiffres des demandeurs d'emploi inscrits et les offres collectées par Pôle emploi
Equipements électriques - Nexans publie ses résultats semestriels à Paris.
jeudi 26 juillet
Automobile - Philippe Varin, le président du directoire de PSA, est auditionné par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. L'audition débute à 9H30, ouverte à la presse.Le constructeur automobile doit préciser sa stratégie après le choc de l'annonce de la suppression de 8.000 postes en France et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, près de Paris, pour réduire ses capacités.
vendredi 27 juillet
Automobile - Renault publie ses résultats semestriels.
Loisirs - C'est le coup d'envoi des Jeux Olympiques 2012 à Londres. Jusqu'au 12 août, les athlètes du monde entier vont s'affronter en Angleterre. Pour l'occasion, L'Usine Nouvelle publie une série sur l'industrie des Jeux.


Près de 4 milliards de fraudes fiscales et sociales en France en 2011

Le Monde.fr avec AFP

Sur le montant total de la fraude détectée en 2011, qui a atteint 3,86 milliards d'euros, près de 3 milliards concernent la fraude fiscale, en hausse de 20 %.
Sur le montant total de la fraude détectée en 2011, qui a atteint 3,86 milliards d'euros, près de 3 milliards concernent la fraude fiscale, en hausse de 20 %. | AFP/PHILIPPE HUGUEN

L'intensification des contrôles pour lutter contre la fraude de toutes origines (impôts, emploi, santé) a permis de détecter près de 4 milliards d'euros de fraudes en France l'année dernière, selon Les Echos paru lundi 23 juillet.

"Le bilan annuel de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude, fiscale et sociale, fait état de montants détectés en forte hausse en 2011 (près de 16 %), à 3,86 milliards d'euros", indique le quotidien économique.
Le journal ajoute que la Sécurité sociale, qui a mis au jour 479,5 millions d'euros de fraudes l'an dernier (+ 5 %), a "une action de plus en plus efficace", "plus du double de 2008" (228 millions d'euros).
"CROISEMENTS DE FICHIERS"
Les montants redressés par les Urssaf (Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales) pour travail au noir battent en outre un nouveau record, à 220 millions d'euros (+ 18 %). Les caisses d'allocations familiales détectent elles aussi de plus en plus de fraudes.
"Leur action est facilitée par les croisements de fichiers fiscaux et sociaux, qui se systématisent, et par les échanges d'informations entre administrations : fisc, Urssaf, Pôle emploi, etc.", rappelle enfin le journal.
Sur le montant total de la fraude détectée en 2011, qui a donc atteint 3,86 milliards d'euros, seuls 479,5 millions concernent des fraudes à la Sécurité sociale, alors que près de 3 milliards concernent la fraude fiscale, en hausse de 20 %.




PSA signe un accord de coopération avec Toyota 

Une usine de production PSA Peugeot Citroën à Sausheim, dans la banlieue de Mulhouse, le 13 avril 2012
Une usine de production PSA Peugeot Citroën à Sausheim, dans la banlieue de Mulhouse, le 13 avril 2012 (Photo Sebastien Bozon. AFP)

Le constructeur français va donc fournir des véhicules utilitaires légers au Japonais.

PSA Peugeot Citroën et Toyota ont annoncé lundi un accord de coopération par lequel le constructeur automobile français construira pour le groupe japonais des véhicules utilitaires légers, un signe favorable pour l’avenir du site de Sevelnord.
PSA recherchait un partenaire pour remplacer Fiat sur le site de Sevelnord, à Hordain (Nord), où il construisait ce type de véhicules en partenariat avec le groupe italien jusqu'à ce que ce dernier se retire. Le communiqué commun publié lundi par PSA et Toyota ne mentionne toutefois pas le site de Sevelnord car le dossier n’est pas encore bouclé.
Le groupe français avait posé trois conditions pour la pérennité du site de Sevelnord, dont les deux premières sont désormais remplies: que l’accord avec Fiat soit formellement dénoué et qu’un nouveau partenaire soit trouvé. La dernière condition est de «s’assurer de la compétitivité du site», a expliqué un porte-parole de PSA, ajoutant que les «choses sont en bonne voie».
Egalement interrogé par l’AFP, le constructeur Toyota a déclaré que le choix du lieu de production de ces véhicules utilitaires légers était «de la responsabilité de PSA». Selon le communiqué commun, «PSA Peugeot Citroën fournira à Toyota des véhicules de taille moyenne qui seront commercialisés en Europe sous la marque Toyota».
«Dans un premier temps, à partir du deuxième trimestre de 2013, PSA Peugeot Citroën fournira des véhicules utilitaires légers issus de ses gammes existantes Peugeot Expert et Citroën Jumpy. L’accord prévoit également une collaboration sur la prochaine génération de véhicules devant être produits par PSA Peugeot Citroën. Cette collaboration devrait s'étendre au-delà de 2020», ajoutent les deux groupes.
S’il est prévu que Toyota «participe directement au développement et aux investissements industriels» liés à ces futurs véhicules, «aucune prise de participation ni production commune ne sont envisagées», selon le communiqué.
(AFP)

 

 

INSURRECTION

Le Groupe Vinci s’égare dans la forêt de Khimki

BAKCHICH
En charge de la construction d'une partie de l'autoroute entre Moscou et Saint Petersbourg, le géant français du BTP fait assez peu de cas des écolos russes.

A l’occasion de sa première incursion d’envergure en territoire russe, le groupe tricolore de BTP Vinci est sur le point de se faire une publicité gratuite dont il se serait sans doute bien passé. 

La polémique qui prend des proportions embarrassantes, concerne les  conditions dans lesquelles le bétonneur – l’unique participant ayant été capable de satisfaire aux contraintes du cahier des charges aux dires de la commission d’attribution ! - a décroché en 2008 l’appel d’offre relatif à la construction du premier tronçon (du kilomètre 15 au kilomètre 58) de l’autoroute à péage Moscou-Saint Pétersbourg.

L’affaire a grossi à la suite de la découverte que le Ministre local des Transports avait vaguement bossé dans le passé pour l’une des sociétés devenue très discrètement membre du consortium ayant décroché le jackpot, sur lequel plane une opacité totale d’assez mauvaise augure. 

Une jolie PPP russe

S’y ajoutent que le projet prévoit la mise en œuvre du premier «Partenariat Public Privé» (PPP) russe dans le secteur de la construction routière (qui va générer 1,5 milliards d’euros de rentrées sur une durée de 30 ans au bénéfice du concessionnaire) mais surtout que le tracé retenu va ravager la forêt de Khimki, ultime réserve d’oxygène au nord de la capitale russe, et rayer de la carte la Kliazma, l’une des rivières encore pures qui alimentent Moscou dont les berges abritent une réserve naturelle et dont le lit doit être comblé sur 1,3 km pour installer le poste de péage…

En guise de mise en bouche, un canal de dérivation des eaux du fleuve a été creusé entre octobre 2010 et avril 2011 et les dernières images-satellite disponibles à fin novembre 2011 démontraient que le lit de la rivière a déjà été coupé sur 200m.
  
Enragés, les écologistes russes menées par Evgenia Chirikova qui a déjà été arrêtée plusieurs fois et un brin rudoyée par la police, ont organisé une vigoureuse campagne de riposte et de sensibilisation internationale. 

Le 26 juin, c’est au Parlement Européen que les défenseurs indignés de la forêt de Khimki sont passés recueillir le soutien de plusieurs députés qui se sont engagés à approfondir leurs connaissances sur le sujet. Le 9 juillet en fin de journée, un débat devait intervenir au Sénat à Paris où Evgenia à fait étape pour dire tout le bien qu’elle et ses potes pensent de Vinci. 

Le même jour, à la librairie Le Globe (67, boulevard Beaumarchais 75003 Paris) un rassemblement a été organisé sur le même thème (www.facebook.com/events/466569706688126/.)  Le lendemain, ils devaient mettre le cap sur Nantes pour manifester leur solidarité aux opposants au projet de construction de l’aéroport du Grand Ouest de Notre Dame des Landes…  


Un tracé qui préserve 
les intérêts privés

Même à Moscou où l’on possède une certaine expérience dans l’art de réduire les opposants au silence, le scandale a pris de telles proportions que le président Medvedev a suspendu le projet en août 2010 en ordonnant un complément d’enquête « d’utilité publique ». Le  compte-rendu des auditions complémentaires n’a bien entendu jamais été rendu public, et les opérations ont repris de plus belle dès le mois de décembre 2010. 


La publication en février 2011 d’une étude menée par un Comité d’experts  trop indépendants et concluant sans langue de bois « que le tracé retenu était l’un des pires parmi plusieurs solutions alternatives », n’a en rien ébranlé la résolution des autorités. 

Lesquelles n’ont pas d’avantage réagi à la déclaration en forme d’aveu du même Dimitri Medvedev lors d’une session du Conseil Présidentiel Pour le Développement de la Société Civile et les Droits de l’Homme à Yekaterinburg en avril 2011, selon laquelle le tracé choisi était loin d’être le meilleur et semblait avoir été surtout retenu pour favoriser des intérêts privés. 

Pourquoi s’enliser en effet dans de fastidieuses procédures d’expropriation lorsque l’on peut directement s’approprier la nature vierge ? Face à la résistance acharnée des écologistes et des activistes russes, Vinci a tenté sournoisement de calmer le jeu.


Un écolo français à la botte du BTP

Le 22 novembre 2011, les indignés de la forêt ont vu rappliquer dans leur campement, un certain Tristan Lecomte, fondateur d’Alter Eco qui fait dans le commerce équitable, et animateur du réseau Pur Projet qui s’enorgueillit en première page de son site, « de développer des projets socio-environnementaux pour régénérer, préserver et dynamiser les écosystèmes en partenariat avec des communautés défavorisées ». Sans doute une forme d’humour d’origine slave…

 Le garçon a expliqué à Evgenia Chirikova et à ses adjoints sidérés qu’il avait été mandaté par Vinci pour superviser les aspects environnementaux du projet. L’air de rien, il a insisté sur le fait « qu’il était extrêmement dangereux pour les activistes de tenter de s’opposer à l’ouverture du chantier prévu dans la forêt » et a fini par proposer un « soutien financier » à la communauté locale s’il lui venait l’idée intelligente de lever le camp.

Sans grande surprise, c’est la police qui s’est pointée en force le lendemain. 

Un certain Senin, chef du 2ème commissariat de Khimki a fait preuve d’une exquise courtoisie envers ses interlocuteurs ; devant 3 témoins, il s’est notamment référé à l’un d’entre eux en des termes choisis : « Rassolov a touché de l’argent pour protéger la forêt. C’est un juif et en tant que tel il n’a rien à faire dans la forêt de Khimki et doit quitter la Russie et foutre le camps dans sa patrie d’Israël… »  

  Chirikova a qui on ne la fait pas, décryptait ainsi l’enchaînement des faits  : « Evidemment, je n’ai aucune preuve d’un rapport quelconque entre les 2 évènements, à savoir la visite de Mr Lecomte et le raid policier du lendemain contre notre camp. Mais une telle coïncidence semble très suspecte puisque nous n’avions pas connu de visite musclée de ce genre depuis deux mois. Il semble bien qu’ils essaient plusieurs manières de nous faire décamper ; lorsque le scénario « commercial » ne donne pas de résultat, c’est la « force » qui prend le relais. Entendre Mr. Lecomte nous affirmer qu’il est habité de la volonté sincère de réaliser une véritable analyse environnementale alors que la plus grande partie des arbres ont été coupés, est simplement ridicule. C’est deux ans plus tôt qu’il aurait fallu le faire ; maintenant c’est simplement du pipeau. ». Ce qui n’a pas empêché le brave Lecomte de réapparaître le 24 pour passer une deuxième couche aux insurgés restés désespérément inflexibles.

Vinci participait activement depuis le 3 avril 2003 au projet « Global Compact » des Nations Unies qui recense les entreprises internationales dont les stratégies et les pratiques opérationnelles respectent 10 principes universels en matière de droits de l’Homme, de droit syndical, de respect de l’environnement et de lutte contre la corruption. 

Des sociétés exotiques poussent en pleine forêt

Conséquence de son refus d’engager le dialogue avec la société civile russe au sujet du projet d’autoroute et de répondre aux questions qui fâchent  posées par les médias locaux, le groupe de BTP français a été signalée le 6 février 2012 comme « non communicant»  dans le fichier de l’organisation internationale. 

Pour seule réponse, l’entreprise de Rueil Malmaison se contente d’affirmer que c’est l’entreprise d’état Avtodor et le gouvernement russe qui sont les seuls responsables du tracé retenu et des dégâts provoqués par les travaux préparatoires.

Quant à fournir des explications sur le montage juridique baroque ayant présidé à la création du consortium concessionnaire à savoir, la Société Concessionnaire du Nord-Ouest basée à Moscou, et la raison pour laquelle une nuée de sociétés exotiques ont poussé comme des champignons dans la forêt de Khimki, c’est une autre histoire…  



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